Juillet – août 2017

Fermeture de Souda

Cet été, neuf bénévoles sont partis à Chios entre les mois de juillet et août! Ariane, Aurélien, Cindy, Camille, Laura, Laure, Joëlle, Salomé et Laetitia ont ainsi rejoint l’équipe de volontaires de CESRT qui gère divers projets : la Children’s House (centre d’accueil pour enfants et parents), l’English Center (cours de langue pour adultes) et le CCC Center (centre créatif).

Malgré une chaleur écrasante, nos volontaires ont donné le meilleur d’eux-mêmes (en suant, mais toujours avec le sourire!) afin d’assurer une présence dans ces divers lieux d’activités. Ils ont également aidé à préparer des repas distribués aux personnes les plus démunies de l’île, à organiser des activités avec les enfants, à trier et distribuer du matériel divers et des habits dans les camps, à réorganiser le stock de l’entrepôt, à distribuer du thé tous les jours dans le camp de Souda et, last but not least, à accueillir à tout heure du jour et de la nuit les bateaux arrivant sur place.

 

De nombreuses familles ont pu partir pour Athènes afin de continuer leur périple vers l’Europe et une décision étatique a été prise dans le but de fermer le camp de Souda (se situant au centre ville). Les réfugiés restants ont donc du « déménager » à Vial, le second camp de l’île qui, lui, est situé à plusieurs kilomètres de la ville et dont les conditions sanitaires sont déplorables. L’annonce de cette décision a été très mal vécue par les réfugiés (et les diverses associations), puisqu’elle les isole des centres d’activités auxquels ils se rendent tous les jours.

Néanmoins, des bus circulent toujours entre le camp de Vial et la ville, leur permettant de rejoindre ces différents lieux. La tension est tout de même palpable, puisque ces bus sont constamment bondés et ne circulent qu’à heures fixes… nombreux sont donc les réfugiés effectuant le trajet à pied, ce qui peut leur prendre deux heures ou plus…

L’été étant la grosse période touristique en Turquie, peu de bateaux avaient pu quitter les côtes turques afin de rejoindre la Grèce « en toute discrétion ». Plusieurs bateaux ont tout de même pu accoster sur l’île. Hommes, femmes et enfants continuent donc à tenter la traversée, malgré les risques qu’elle engendre, mais arrivent, heureusement, la plupart du temps en bonne santé. Une ombre au tableau malgré tout, lorsque nous avons appris qu’un bateau n’a pas pu rejoindre la côte grecque et que ses occupants ont donc certainement péri en mer… A peine 10 kilomètres entre Cesme et Chios…et pourtant, tout le monde ne parvient pas à les franchir. Situations parfois donc très dures, réalité difficile à accepter moralement et humainement.

Difficulté également de continuer à aider alors que les fonds des associations locales diminuent de semaine en semaine et que la demande urgente d’aide est toujours présente. Nos volontaires ont fait face à toutes ces difficultés en se soutenant mutuellement et en gardant en tête le but de leur mission : aider, aider et aider, du mieux et de la manière la plus efficace possible, tout en gardant leur humanité et leur générosité!